Conclusion

Après ce long silence il est temps de clore explicitement cette saison de blogging.

J’ai une relation, qui semble bien partie pour durer. Non, je ne lui ai pas parlé de mes  aventures/études sur les sites de rencontre, ni de ce blog. Je le ferai un jour, je n’ai rien à  renier.

Relation trouvée par les « canaux classiques » (amie d’amie) et non par des sites. C’est en fait infiniment plus facile, car les filles partent avec un a priori positif plutôt que négatif. Je reste troublé par l’improductivité de nos coutumes de séduction, qui voient la majorité des filles se plaindre de ne tomber que sur des connards, et la majorité des mecs se plaindre de se prendre des vents. Je n’y vois qu’une issue : que les filles prennent plus d’initiative. Ou alors tirer au hasard … Pourtant l’économiste en moi était à l’origine séduit par ce principe de double enchère.

Tout ceci était-il donc pour rien ?

– non, déjà je me suis bien amusé.
– je pense avoir évolué personnellement dans le bon sens : ouverture aux autres, sociabilité
– j’ai beaucoup appris sur les relations et la séduction
– j’ai pris un goût des beaux habits qui restera
– l’investissement financier et temporel est faible par rapport aux alternatives (coaching, femme importée …)

C’est donc parti pour une nouvelle phase, la relation, beaucoup plus simple et honnête me semble-t-il, même s’il y reste bien sur une part de séduction.

Pour finir : la lecture du jour, qui m’a beaucoup touché, étant moi-même légèrement autiste (mais moins que ceux de l’article) :
http://www.nytimes.com/2011/12/26/us/navigating-love-and-autism.html

 

Adopteunmec (1)

Entre un regain de vie sociale, un pic d’activité au travail, et mon étude inépuisable de l’habillement masculin, je n’ai pas trouvé trop de temps ni de disponibilité d’esprit pour écrire des messages.

Avec un petit changement de look et d’attitude on se rend aussi compte que la vraie vie offre plus d’occasions que prévu … peut-être du nouveau bientôt, qui sait ?

Je continue quand même à traîner sur les sites de rencontre, sans y passer trop de temps, mon favori en la matière étant adopteunmec. Car oui, fatigué par meetic affinity et son esprit un peu gnangnan, j’ai fini par m’inscrire sur un site qui conviendra peut-être un peu mieux à mes messages décalés. Adopteunmec est aussi parfait pour se détendre 5 minutes entre d’autres activités : il y a du monde, de la nouveauté, des profils originaux, et des photos marrantes. Lancer une recherche (« jeunes filles pulpeuses »), cliquer sur quelques photos attirantes, lancer un « charme », garder les réponses positives en stock pour le jour où j’écrirai, en notant bien si elle a visité mon profil ou pas.

Quelques précisions et réflexions sur le mode de fonctionnement du site : gratuit pour les filles, payant pour les mecs. On ne peut pas écrire directement de messages aux filles, il faut d’abord se voir accorder le droit, qu’on réclame généralement en envoyant un charme. Un bon système ? Je ne suis pas convaincu. Le charme étant un clic uniquement, la stratégie optimale pour les hommes est d’en envoyer un maximum. Les filles se retrouvent donc débordées, la majorité accepte tout sans regarder le profil masculin, ou n’accepte quasi jamais (on peut le suivre au nombre de messages envoyés, inscrit sur les profils féminins). Quelques rares semblent regarder les profils. Je suis preneur d’avis féminins, mais pour moi ce n’est pas clairement un progrès par rapport au modèle classique.

Adopteunmec a plutôt une tradition de site libéré, j’ai donc été surpris par la proportion de filles cherchant (au moins sur leur annonce) des relations sérieuses. En particulier celles avec des photos (très) affriolantes, qui dans la majorité des cas affichent des messages du genre « si tu cherches un plan cul, non merci ». Les habitués se plaignent aussi de cette évolution, ce n’est plus comme autrefois, ma bonne dame.

L’ergonomie du site est à première vue abominable : impossible d’ouvrir d’autres fenêtres, pas de tri des résultats de recherche, toujours par ordre de connexion, page d’accueil affichant une mosaïque de photos, pas de « cacher ce profil », pas de rappel sur les profils auxquels on a déjà envoyé un charme ou écrit, chat inutilisable … C’est un bon exercice de mémoire : ai-je déjà vu ce pseudo (modifiable) et cette photo ? Mais après réflexion ceci correspond plutôt à l’esprit adopteunmec, dans la légèreté et la spontanéité. Mon fichier excel aurait encore plus brillé ici, mais je n’ai pas le temps de l’adapter. Il y aurait plein de choses intéressantes à apprendre, en particulier car les statistiques de chacun sont visibles sur son profil.

La suite de mes réflexions le jour où j’écrirai vraiment des messages !

Pourquoi je suis nul sur les sites de rencontres (invité)

Cet article est écrit par Geoffroy, fidèle lecteur et commentateur, envers lequel (et tous les autres) je m’excuse pour ma faible inspiration.

Parce qu’Affinaute ne produit plus suffisamment d’articles à mon goût et qu’il faut entretenir le « buzz » sur le blog, je me dévoue pour partager publiquement mes réflexions sur les rencontres.

Pour être tout à fait honnête, Affinaute me l’a proposé et je ne résiste pas au plaisir de faire moi aussi mon « papier ».

Alors à l’attention de ceux qui ne me connaissent pas, je suis un homme, j’ai 28 ans, je suis l’archétype de la classe moyenne provinciale française dont les enfants « montent » à Paris pour travailler. Célibataire bientôt endurci, je dirais pèle mêle que je préfère les blondes aux brunes, déteste les poils mais adore les chiens, angoisse à l’idée de la vie à deux, pense qu’on est mieux seul qu’à deux pour dormir et qu’il est dommage que Jacques Chirac ait aboli le service militaire en 1996.

Je mesure 1,77m, pèse environ 80 kilos, fais du vélo et de la course à pied, possède une belle voiture et suis locataire d’un deux pièces de l’autre coté du périphérique parisien.

Et donc, quelque part on peut me voir comme le client type d’un site de rencontres : célibataire plein de turpitudes, à l’aise financièrement, qui ne fait pas de fautes d’orthographe et qui s’il juge bon d’en parler ici, n’est pas sûr de vouloir rester célibataire. Au passage, je ne pense pas souffrir d’anuptaphobie, mais cela pourrait venir.

Là, si vous avez continué à me lire, vous vous dites, mais alors pourquoi n’y va-t-il pas sur ces fichus sites de rencontres ?

Je vous ferai la confidence suivante : j’y suis allé deux fois. Sur e-darling en juin 2010 et sur Meetic vers 2006 (date incertaine). J’ai fait également un passage éclair sur adopteunmec. Seulement, une fois sur ces sites, j’ai été incapable d’aborder la moindre fille.
Je souffre d’au moins deux défauts majeurs :
– si j’essaie d’être drôle, je suis pathétique. Pour l’anecdote, j’ai retrouvé récemment un mail envoyé à une fille en 2007, j’ai eu envie de me pendre tellement c’était mauvais …Alors imaginez moi faire un autoportrait laudatif pour accompagner mon profil !
– si je pense à la concurrence, je m’élimine d’office. A ce sujet, j’ai eu la chance de voir l’autre coté de la barrière, à savoir le compte adopteunmec d’une (très jolie) amie à moi. J’ai été abasourdi par le nombre de « flashs » (terme incertain) puis de messages qu’elle peut recevoir. Et j’ai beau avoir une très haute opinion de moi-même, j’ai du reconnaître que certains concurrents sont vraiment très bons (et je ne parle pas de leurs photos, mais seulement de leurs approches).

De plus, et comme Affinaute l’a fait remarquer, mes critères de sélection sont finalement incertains et représentent au plus un idéal fantasmé. Pour résumer, il faudrait imaginer ma fille idéale comme une sorte de Mélanie Laurent qui s’intéresse à la philosophie, aime le vélo, partagerait un Cohiba par mois, ne voudrait pas d’enfants et tolèrerait que je perde à Fifa 12 deux soirs par semaine. Je ne nie pas la puissance des moteurs de recherche des sites de rencontres pour dénicher cette perle rare, je crains seulement que ce soit de faux critères.
Au regard de mes histoires passées, même en combinant toutes mes ex, on n’obtiendrait pas un ersatz de cette allégorie du bonheur à deux.

Mais alors que faire ? Ma philosophie actuelle se résume à « kiffer la life », tant pis si c’est tout seul. J’admets qu’Aristote ne partagerait pas cette entéléchie, mais il n’est plus des nôtres. Je crois encore aux rencontres. Il faut que je prenne sur moi pour sortir plus, accepter de sortir de ma zone de confort et faire les efforts pour montrer mon intérêt, me mettre en danger et susciter l’envie chez la fille de me revoir.

En conclusion, j’admire les efforts d’Affinaute et je suis persuadé que cela peut fonctionner pour lui. Me concernant, je me laisse du temps, et si nécessaire, le moment venu je m’en remettrais à la loi du marché, et j’irai chercher ma moitié à l’est dans une optique de mondialisation de l’amour, si cruellement houellebecquienne.

Geoffroy

Faites des enfants !

Cet article est dédié à un fidèle lecteur enfantophobe, qui s’inquiète des désirs de maternité de la gent féminine. Et il a bien raison de s’inquiéter :

Seules 2% des femmes sur mon échantillon Meetic Affinity ne souhaitent pas d’enfant, mais 29% hésitent.

Ce chiffre évolue-t-il avec les âges ? Calculons le pourcentage de « oui » parmi les réponses par âge :

L’effet existe mais s’avère léger. Il faudrait que j’élargisse mon échantillon, sauf que c’est une opération assez longue.

J’ai essayé de trouver d’autres corrélation, et découvert quelques différences intéressantes par rapport au 68% de moyenne :

  • 60% pour les athées
  • 73% pour les catholiques
  • 82% pour les musulmanes
  • 75% pour les arabes
  • 79% pour les pratiquantes
  • 59% pour les fumeuses « très souvent »
  • 68% pour les maîtresses de chats
  • 64% pour les maîtresses de chiens
  • 62% pour « pour me tenir compagnie il me faut un animal »
  • 75% pour les yeux bleus, les autres couleurs étant légèrement en dessous de la moyenne
  • 73% pour « veut vivre dans un chalet »
  • 64% pour « veut vivre sur une île déserte »
  • 73% pour « type d’homme = homme d’affaire »
  • 77% pour « faire plaisir = une famille heureuse » (seulement)

Relooking

Si l’on me demande ma principale qualité, ainsi que celle que je recherche en premier, je réponds l’adaptation, la faculté à changer si nécessaire. Un exemple récent dans cet article.

En méditant sur la séduction je me suis aperçu qu’il me manque bêtement  un atout important : le look. J’ai toujours été très sceptique envers la mode et son modèle commercial, mais tout bien réfléchi c’est un moyen assez universel pour signaler à la fois ses ressources et sa classe sociale, et donc un facteur important pour la gent féminine. Etant nettement du bon côté de ces échelles, pourquoi s’en priver ? J’entends les arguments égalitaristes, mais la séduction (attention, je n’écris pas la construction d’un couple) est déjà un jeu à somme nulle. Je ne vois pas non plus en quoi l’identité vestimentaire serait l’émanation du moi profond (un peu la flemme, dans mon cas jusqu’ici), je n’ai pas l’impression de me trahir en la transformant.

C’est en plus un moyen assez simple. La séduction est difficile : compétence très artistique et comportementale, elle demande un travail important et de vrais changements dans la manière d’être. La mode demande seulement un peu de porte-monnaie et étudier quelques sources de qualité. J’ai la chance de ne pas avoir de contrainte de budget pour pouvoir m’offrir quelques gâteries (image), mais on peut trouver du bien très abordable.L’étude n’est qu’une affaire intellectuelle classique : chercher sur Internet, recouper et évaluer des sources, synthétiser, mémoriser. Après une semaine je ne crois toujours pas en un quelconque absolu de la beauté vestimentaire (ni de la beauté en général d’ailleurs), mais je retiens quelques conclusions générales qui ne surprendront pas en plus de points plus précis sur ce qui est bien ou ne l’est pas. Par exemple éviter les grandes marques de luxe connues, en particulier leur entrée de gamme, éviter le prêt à porter grand public, sauf Uniqlo, mieux entretenir ses vêtements et chaussures, donner aux oeuvres ses vieux vêtements défraîchis, demander conseils à ses amies féminines, qui s’en réjouiront.

L’habillement business reste gouverné par des principes assez stables et de bon sens : coupe, qualité du tissu, assortiment des couleurs. J’ai par contre un certain nombre de réticences envers la mode casual. Les saisons semblent toujours absurdes, enfin un filtre coûteux pour voir qui suit et taxer les gogos. Je me suis abonné à GQ, mais je tiens à rester dans le classique.

Plan d’action en cours : finir mon étude de la littérature et aller faire les courses, c’est-à-dire lutter avec la foule le samedi, le reste de la semaine étant déjà bien occupé. Cela donne presque envie de se rabattre vers boutiques de luxe. Premier résultat inattendu mais prometteur après les premières emplettes : augmentation non négligeable de la confiance en soi. Moi qui m’espérais implacablement rationnel, quelle déception …

Ps : désormais je suis bien sûr né avec la classe dans le sang. Cet article, tout comme la plupart des mes productions récentes, m’a en bonus fait oublier toute velléité malvenue de parler de ce blog à une conquête potentielle ou récente.